Trois Voyages à Potamia 1- On parle d’abord du vent
CHF 23.50

Auteur: Louis de Saussure
Sortie le 01.12.2024
Yannis, étudiant à Rome, revient sur l’ile de son enfance pour enterrer sa mère adorée. Avec lui, tout le village de Potamia est en deuil mais qui pourra lui apprendre à vivre dans cette absence ?
Un siècle plus tôt, un tout jeune berger choisit l’honneur face à l’occupation ottomane et doit quitter sa famille. Contraint de s’exiler, il essaie de créer une nouvelle vie loin des siens.
Ce premier voyage à Potamia est un chant de vengeance et de deuil, porté par le vent marin et le souffle du destin.
D’une écriture à la beauté poignante, Louis de Saussure tisse passé et présent pour raconter comment les lieux que nous habitons et les secrets de nos disparus résonnent en nous.
« Malgré ta peine, il y avait pourtant bien une vague de joie vraie, ressurgissant de son enfouissement par tous tes sens rendus aux parfums de l’enfance dès le pied posé à terre, dès que tu avais rejoint la paralia, la promenade du bord de mer. Tu allais revoir les lieux chers et leurs habitants familiers, ça sentirait quelque chose d’ancien qui aurait dû être éternel. »















Victoria Escandell –
Ce roman déploie une polyphonie d’une grande élégance, où l’intrigue, sans jamais disparaître tout à fait, s’efface souvent devant une atmosphère dense, presque charnelle, faite de sensations, d’odeurs et de saveurs qui enveloppent le lecteur.
L’auteur tisse trois histoires d’abord apparemment autonomes, mais que le destin devra, de manière inéluctable, finir par réunir. Dans une écriture profondément intimiste, le récit oscille sans cesse entre entre l’expérimenté, qui se donne parfois comme un songe, et le narré, qui s’impose avec la densité du vécu, entre les résonances du passé et les exigences du présent. La prose, souvent poétique, n’en évite pas pour autant la violence des conflits, qu’ils soient intérieurs, au plus profond des personnages, ou extérieurs, imposés par le monde qui les entoure. L’oeuvre possède une ampleur presque classique, avec par moments quelque chose d’archétypal qui convient parfaitement à ces histoires universelles que l’on aime entendre, transmettre et revisiter.
Ce premier voyage s’achève sans véritablement clore le récit : il laisse ouvertes de nombreuses interrogations, dont les réponses ne viendront que dans les deux volumes suivants. Une entrée en matière très réussie, qui donne assurément envie de prolonger l’aventure.