“Cette saison où toutes les douleurs s’endorment. Cette saison où le monde se tait et où on pourra commencer à s’écouter.”
Dans une ferme du Jorat, Serge vit comme il a toujours vécu : en travaillant dur, en se taisant beaucoup, en avançant seul. À quarante ans passés, cela suffit et cela ne changera plus.
Aymeric, jeune paysagiste venu travailler pour la saison, ébranle cette certitude. Ce qui devait n’être qu’un travail devient peu à peu autre chose, qu’aucun des deux ne sait ou ne veut nommer. À la ferme, on partage le travail, parfois le lit ; jamais les sentiments.
Car si les deux cultivent le silence, ils ont chacun leurs raisons : pour Serge, cette vieille idée qu’un homme, ça ne parle pas ; pour Aymeric, le vague espoir que ce qu’on tait finit par s’effacer.
La Saison du silence raconte la rencontre de deux hommes qui vont devoir se confier pour voir, peut-être, s’épanouir un avenir qu’ils n’attendaient plus.
Un roman poignant, porté par une langue orale, charnelle, et d’une justesse rare.